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evier à deux bacs ? bacs à sable ? bac ? bachot ?

 

 Cette semaine ….la fièvre du bac

et bien justement …..

révisons un peu son histoire

si vous le voulez bien

<>

 C’est Napoléon Ier qui crée par décret, le 17 mars 1808,

 

le baccalauréat qu’il définit non pas comme

un diplôme sanctionnant les études secondaires

mais comme le premier grade universitaire.

La première promotion, celle de 1809, compte 31 bacheliers.

Celle de 2009 sera donc la 200e !

 

Premières épreuves et latin

Les premières épreuves

Les premières épreuves étaient uniquement orales,

sous forme de discussion à bâtons rompus

avec des professeurs d’université sur les auteurs grecs et latins,

 l’histoire, la géographie et la philosophie.

On y ajoute en 1822 des oraux de sciences mathématiques

et physiques pour ceux qui souhaitent faire médecine.

C’est en 1840 seulement qu’un examen écrit est imposé,

sous la forme d’une version latine,

et l’on ne passait l’oral que si l’on avait réussi l’écrit. 

Le latin avant toute chose !

 

 

Le choix du latin comme unique épreuve

écrite est clair pour le ministre Cousin :

 

« La version latine est celle qui met le mieux

en lumière la capacité réelle des candidats.

 

Une version latine bien faite témoigne

suffisamment de cette connaissance solide de

la langue latine sans laquelle

il ne peut y avoir de fortes études de médecine et de jurisprudence ;

c’est aussi une page de français

dans laquelle on peut reconnaître si

le candidat sait écrire sa langue avec la pureté,

la clarté et l’élégance qui répondent elles-mêmes

d’une bonne culture intellectuelle ».

 

Lorsque, en 1853, le ministre Fortoul veut introduire

une seconde épreuve, une composition en français,

 tollé de l’université :

comment une épreuve digne de ce nom

pourrait-elle être en français !

 

Dès la mort de Fortoul en 1856,

on ne maintient comme seconde épreuve

écrite qu’une composition latine.

Bac en deux parties et révolution culturelle

 

Un bac en deux parties

En 1874, le baccalauréat est scindé en deux séries

d’épreuves à passer à une année d’intervalle.

 

La première épreuve, qui se déroule à la fin de l’année

de rhétorique (première) porte sur les lettres

grecques et latines, l’histoire et la géographie ;

 

la seconde porte sur la philosophie, les sciences,

les parties de l’histoire et de la géographie

enseignées dans la classe de philosophie

et sur les langues vivantes. 

 

La révolution culturelle de 1880

 

En 1880, la composition latine est supprimée

et remplacée par une composition française.

 

Jules Ferry, rapporteur du projet de loi, affirme :

« Le discours latin a vécu [et je dois]

notifier son arrêt de mort ».

 

La défaite contre la Prusse en 1871

est à l’origine de ce sursaut patriotique :

les professeurs souhaitent désormais mettre

en avant le patrimoine littéraire français.

 

Le latin est néanmoins réintroduit

dans les épreuves dès 1890, en parallèle du français,

car trop nombreux sont les gens persuadés,

selon le mot de Sarcey,

 

« que le thème latin est la dernière

fin de la vie en ce bas monde ».

 

En 1902, une filière de baccalauréat

sans latin sera créée,

mais le latin ne deviendra une simple option

pour l’ensemble des filières qu’en 1965.

 

Matières et candidats

 

Les autres matières ?

Les autres matières ont longtemps eu

infiniment moins de poids que le latin et la philosophie.

 

Pendant tout le XIXe siècle, on pouvait avoir zéro en mathématiques et obtenir honorablement son baccalauréat.

 

La géographie, théoriquement au programme de l’oral,

s’effaçait devant l’histoire.

 

 Ernest Lavisse raconte ainsi qu’il n’a fait

de la géographie au lycée Charlemagne qu’une seule fois :

 

« le jour où, une carte se détachant du mur,

je fus chargé de la raccrocher »…

 

Là encore, les choses changent à partir de 1880 :

 

comme on prétend que la guerre de 1870

 a été perdue parce que les officiers français,

contrairement à leurs homologues prussiens,

ne savaient pas lire une carte, la géographie prend de l’importance. 

 

 

L’explosion du nombre de candidats

 

 

Un autre bouleversement, quantitatif celui-là,

se fait dans l’immédiate après-guerre :

 

les attentes des familles vis-à-vis de l’école

se modifient radicalement

et le désir d’études plus ambitieuses

et plus longues se généralise.

 

En 1950, on comptait 32 000 bacheliers

 

et les rectorats réussissaient à peu près à gérer

les épreuves en faisant massivement appel aux

enseignants du secondaire,

un décret ayant confirmé qu’on pouvait

se contenter d’un seul universitaire par jury.

 

 

Mais en 1961, devant l’affluence aux épreuves

du baccalauréat, c’est la panique !

 

Le rectorat doit dans l’urgence réserver

la session de septembre aux candidats malades en juin.

 

Puis, le examinateurs n’étant plus en nombre suffisant,

quoi qu’on fasse, il faut, en 1969,

 supprimer la première partie du baccalauréat

en ne conservant, à la fin de l’année de première,

que les épreuves anticipées de français.

 

Une structure maintenue jusqu’à nos jours sans grand changement.

 

Et plus de 600 000 candidats

 

se présentent désormais chaque année…

 

 

 

 

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12 Réponses

  1. annie

    hello
    eh bien cest le bordel ici
    j’arrive de ton billet sur l’hebdo du lundi je veux rajouter un com et tout s’efface : plu sde blog
    un beug ? bon j’ai pas écouter les infos pendant cinq jours mais j’ai rie n   loupé de bien intéressant en fait tjrs les memes nouvelles… entendues des milliers de fois ces derniers mois… ras le bol… sinon le bac m’en fout, je tiens pas à le repasser donc…. ça m’intéresse pas.. et pour les gosses cest trop tard aussi Moi je suis d’avis de supprimer le bac ou de l’accorder sur un contrôle continu tout au long de l’année mais bien évidemment ya encore plein de gens qui sont pas d’accord comme à chaque fois d’ailleurs qu’on veut changer les choses
    voilà comme t’as vu suis de retour et tant mieux VIVE LA FRANCE à chaque fois que je me tire je suis malade JE VEUX PLUS BOUGER ras le bol
    bon jten rajoute pas sur le voyage je vais avoir du mal à m’en remettre ……
    sinon et toi ? tjrs pareil ??? raconte ! ou tel ! bonne journée à plusss bisous bisous

    24 juin 2008 à 6 h 59 min

  2. ✿ ЦΝ乇 G尺乇ΝѺЦƖȽȽ乇 ΝѺΜΜ乇乇

    Ne me parle pas de BAC, ras le bol du BAC, j’en "mange " toute la journée avec Damien : il n’en peut plus …..et moi non plus de la voir "malade" LOL ! Heureusement que ça se tire : lundi et mardi dernières épreuves de physique, chimie ! ……Aprés, s’il l’a il va nous falloir courir à Toulouse pour trouver une chambre ! ……Héé les vacances :!!!!! Quand c’est que je les prends moi ?
    Le BAC, ils feraient mieux de le supprimer et prendre en compte TOUT le travail qui a été fait durant la scolarité ! Car ya bcp de gamins qui se le ch…. car trop de pression ce jour là !
    Bisous de Kiki ma pomme

    20 juin 2008 à 17 h 20 min

  3. Claudie

    ma soeur ainée l’a passé en 2 parties et moi je ne l’ai pas passé du tout et j’en suis ravie, no stress.
    ça ne m’a pas empêché de vivre juste de faire le métier qui me plaisait c’est-à-dire journaliste mais mon père était du genre "les filles à la maison" donc BEP en 2 ans pour faire court et puis c’était cher de venir de montdidier à amiens pour faire des études longues.
    pas de regret je le passerai dans une vie future?
    bisous et bon week-end.
    j’ai oublié je suis quand même ingénieur domestique spécialisée en aspirateur.
     

    20 juin 2008 à 7 h 44 min

  4. Jean-Marc

    La seule chose qui reste en fait, c’est que le bac est toujours la clé d’entrée vers les études universitaires … sauf pour les bacs techniques qui peuvent être (aussi) une clé pour entrer dans la vie active … mais par une porte moins "prestigieuse" aux yeux de pas mal de monde, dommage.

    19 juin 2008 à 18 h 23 min

  5. mich

    woauais bon pas mal ton cour d’histoire !!
    mais j’te erais dire c’est une belle connerie votre truc "le bac "
    faut vraiment etre français pour continué a enmerdé les jeunes avec ce truc !!!!!
    les autorité  feraient d’allé prendre de sexemples dans les pays d’a côté !!
     
    sur ce !! ma nadiiiiine je ne te critique pas !! ton billet est génial
     
     
    bizouille m’dame nadine !!
    mich
     
     

    19 juin 2008 à 16 h 05 min

  6. Mamita

    A l’instant j’arrive de chez Clo et j’apprends que l’été c’est demain, oui demain le 20 juin. Alors çà c’est une nouvelle…..Je croyais qu’on allait passer directement à l’automne.Maintenant chez toi j’apprends plein de choses sur le bac :  j’ai la conscience tranquille je l’ai eu en 1967, il n’était pas encore distribué gratuitement comme l’année suivante…. Je l’ai eu en septembre car à l’époque on nous donnait les moyens de nous rattraper. Quant aux garçons : bien sûr mention pour l’ainé (comme il a toujours fait dans sa vie) – même pour ses enfants on peut lui donner une mention et pourtant dimanche soir ils les appelaient casse et bonbon, tu imagines dans quel état ils devaient être. Et, pour en revenir au bac, le plus jeune a loupé la mention pour 1/10è de point et çà aussi c’est tout lui, mais il s’est bien rattrapé après et il a fait de si beaux yeux à sa fille ……………..Pas d’inquiétude j’ai fermé l’accès à mon blog car je veux faire "le ménage d’été" puisque je n’ai pas fais le "ménage de printemps" (voir chez Clo!!!)Bisou, ma Nad, j’espère que tu remontes la pente doucement et que bientôt tu auras retrouvé tout l’entrain qu’on te connaît!Tu sais que demain c’est l’anniversaire d’Annie : quelle chance cette année elle aura un anniversaire belge avec frites et mayonnaise!!!!! (mais non je ne suis pas méchante, j’ai été trop heureuse en Belgique et j’aimerais tant y retourner)Bonne nuit ma Pomme Verte – Plein de bisous – Ta Mite Ta Toi –

    19 juin 2008 à 16 h 03 min

  7. daniel

    Excellente  révision pour nous les moins jeunes …lol lol lol
    Au faite quand on a eu son bac en 1968 !!!! ça compte comme un diplôme……
    Pour apporter un ptit quelque chose à une personne plus bas; même sans diplôme on peut avoir une très belle carrière…même à l’heure actuelle, mon fils, qui était complètement désintéressé des études, est actuellement à 35 ans, chef cuisinier du plus grand restaurant gastronomique de Londres….comme quoi ????? Ah oui!! bcp de travail, mais quelle récompense. Pour les courageux plein d’ambition il y a surement des débouchés….Une bonne fin de semaine à toi, gros bisous. daniel
     
     

    19 juin 2008 à 14 h 30 min

  8. Chantal

    Coucou toi
    Le bac est si vieux je ne le savais pas merci pour ce renseignement. Et oui en ce moment beaucoup de stress parmis nos baceliers les examens ne sont pas toujours drôles tu peux avoir été un excellent élèves durant toutes tes années scolaires et te faire bouler à cause de la nervosité et le stress c’est fort dommage, il devrait changer les règles …
    J’espère que tu vas bien de mon côté pas trop de pêche la solitude me pèse de plus en plus les soirées sont très longues car dans la journée jusqu’à la fin de juin je suis occupée avec mon association mais après juillet et août wouahououououououo que tout va être long car beaucoup sont en vacances…
    Bonne fin de semaine et énormes bisous
     

    19 juin 2008 à 12 h 41 min

  9. MANIK

     
      Je me souviens moi quant j’ai passè mon bac c’etais en 1957  le 27 Juin
     c’etais la fin du monde pour moi , et en fait c’est passè comme une lettre a la poste et mention !!comme ma fille , mon gendre , et mes petits enfant ( ma tite fille Anais a passè Lundi et pour elle ok ! attenons les resultats mais je me fais pas de soucie pour eux
    Alexis entre en ecole ingenieure pour 3 ans je pense comme ses parents il reussira dans la vie
    cela me rend heureuse pour leurs avenir deja incertain pour ceux qui ont des diplomes , alors les autres ?? BISOUS MA BELLE cela ma remis les reigle du bac qui n’est pas d’hier

    19 juin 2008 à 11 h 54 min

  10. Chantou

    hé ben je ne pensais pas que le bac exsisté depuis si lontemp bravo pour ce billet trés interessant Bises et bonne journée ptite pomme

    19 juin 2008 à 11 h 32 min

  11. OoO°°°Nick °°°OoO

    ça va bien arriver !
    voilà la suite après interruption de l’image  lol
    bonne journée
    la bise
    nicole

    19 juin 2008 à 11 h 27 min

  12. OoO°°°Nick °°°OoO

    belle révision sur la question …
    dans l’enseignement chaque ministre qui passe …..
    veut laisser son empreinte …  
    à quand le bac sous controle continu …
    ya longtemps qu’on en parle !!!!
    c’est comme l’arlésienne …mais àa

    19 juin 2008 à 11 h 26 min

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